Par Lena Lamadini
Au Figaro, on aime bien Bernard Arnault. Nous aussi, ça tombe bien. Alors quand Bernard Arnault défend la Chine, il faut l’écouter. Quitte à mettre trois photos du bonhomme dans le numéro du jour. Une en couverture, bien en évidence. Une autre en une du cahier économie, moins flatteuse. On y voit néanmoins le PDG de LVMH, le pouce levé, comme pour remercier Dassault de la bonne couverture médiatique qu’il lui offre. Une dernière, enfin, pour l’article, avec une nouvelle photo qui occupe le quart de la page. Au cas où un doute subsisterait, le grand Bernard (il paraît mesurer au moins 1,90 sur la photo) pose devant une oeuvre arborant le logo de Louis Vuitton, la marque phare de son groupe. Une interview essentielle et indispensable. L’idée principale, le boycottage des JO n’est “pas une solution” et la France n’a pas de leçon à donner à la Chine. Bernard Arnault voudrait-il s’éviter des ennuis à l’heure où des menaces de boycottage des produits français se font entendre en Chine? En tous les cas, il nous rassure lorsqu’il répond à la pertinente question du quotidien: “Vous démentez donc subventionner, de manière directe ou indirecte, le dalaï-lama?” Effectivement, c’est une accusation formulée par certains Chinois favorables au boycottage. On a envie de pousser l’investigation un peu plus loin, demander par exemple: “Est-ce vrai que vous mangez des enfants?“
Publié par observatoiredufigaro