Par Ambra Dyorne
Rendez-vous compte ?
Dans mon café habituel, il n’y a plus Le Figaro.
Toujours le Parisien, toujours l’Equipe et parfois Libération.
A mon inquiétude face à l’absence de mon quotidien préféré, pas de réponse vraiment, à peine un haussement d’épaule et une phrase lapidaire :
« Il faut changer monsieur. »
Me voilà donc obligé chaque jour de penser à acheter mon journal avant d’aller prendre mon café noir et ma tartine beurrée.
Le mardi, je souffre. C’est mon jour. Le jour où je dois écrire pour critiquer Le Figaro. Avant ce projet me paraissait une excellent idée, un coup de révolte nécessaire face à la dictature de l’ami Mougeotte. Une fois devant le mur, j’hésite. Je détourne mon regard, j’ai un peu peur.
Figaro, Figaro, je t’aime. C’est pour ton bien.
Publié par observatoiredufigaro