Rachida en promo

avril 21, 2008

Par Pépin Hipulsige

En dernière page du Figaro aujourd’hui, un portrait de Rachida Dati, ministre de la Justice. Encore un. Après tout ce que l’on a dit sur elle depuis un an, que peut nous apporter un nouveau portrait ?

Rien. Et c’est là le problème.

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Le beau métier du jour, propriétaire du Figaro

avril 14, 2008

Par Pépin Hipulsige

Serge Dassault peut dormir tranquille : le Figaro du discipliné Etienne Mougeotte ne lui cherchera pas de poux sur sa tête dégarnie.

Preuve en est, l’article du jour (page 6), consacré au maire vieillissant de Corbeil-Essonnes, “par ailleurs propriétaire du Figaro, comme le mentionne justement l’auteur du papier. Sous le titre on ne peut plus sobre “Serge Dassault élu à la présidence de Seine-Essonne”, le journaliste rapporte avec une neutralité presque coupable -tant il y aurait à dire sur l’action politique du géronte- une actualité sans intérêt. Mais quand il s’agit de faire plaisir au patron, on est prêt à un petit geste. Et ce n’est pas Papy Mougeotte qui me contredira…

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Tout va bien à l’UMP, merci…

avril 7, 2008

Par Pépin Hipulsige

Ils ont été sonnés par la défaite aux élections municipales, mais ils ont de la ressource, les responsables de l’UMP. A Paris, Lyon ou Lille, trois villes remportées facilement par le PS, le parti présidentiel se reconstruit lentement mais sûrement. Ce beau message, proche de la méthode Coué, n’est pas le fait de Nicolas Sarkozy, de François Fillon, de Patrick Devedjian ou de Jean-Pierre Raffarin, les leaders de la droite. Non, c’est le Figaro qui le dit. Et quand le Figaro dit quelque chose… il faut se méfier.

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Le Figaro se meurt, l’Observatoire naît

mars 31, 2008

Par Pépin Hipulsige

Jour J pour l’Observatoire du Figaro. L’idée de ce blog a jailli du virage éditorial du quotidien depuis que l’impayable Etienne Mougeotte en est devenu le directeur des rédactions. Trop de choses nous ont énervés pour que nous restions sans réaction.

Tout a commencé le jour où les pages internationales (peut-être les meilleures en France) ont été reléguées après la politique, ce qui n’est pas forcément un mal, mais qui est tout de même révélateur d’une hiérarchie renversée.

Les pages de publicité se sont multipliées, réduisant le cahier culture (“et vous”) à peau de chagrin. Parfois, l’appétit mercantile a été plus fort que la déontologie la plus élémentaire : rappelez-vous ces réclames innocentes invitant les lecteurs à visiter le site internet de Mouammar Kadhafi, en pleine visite du Guide lybien à Paris…

Autre facteur d’hallucinations : les papiers décomplexés des éditorialistes, au premier rang desquels Etienne Mougeotte, comparant Sarkozy à Kennedy et la “politique de civilisation” à la “nouvelle frontière” de la France, et Yves Thréard, s’enthousiasmant pour la “vigilance républicaine” dont faisait preuve le gouvernement en envoyant à 6h du matin 1000 policiers à Villiers-le-Bel…

Mais c’est la semaine dernière que des sommets ont été atteints. Pour nous, ce fut la goutte d’eau nous décidant à surveiller de près la manière de moins en moins professionnelle dont le journal d’Étienne Mougeotte traite l’actualité. Mardi, le Figaro consacrait trois pages à énumérer sans la moindre distance critique les heureux élus de la promotion de Pâques de la Légion d’honneur, se transformant ainsi en journal officiel. Jeudi, la une du cahier culture célébrait “la fièvre du disco”, à l’occasion de la sortie mercredi prochain du film Disco. Ne reculant devant rien, le quotidien se parait d’un rose affreux à l’intérieur de ses pages, modifiant sa maquette comme s’il s’agissait d’un événement de la plus haute importance. Enfin, vendredi, pour finir la semaine en beauté, le service politique interprétait (bidouillait) un sondage Opinionway de façon à le rendre plus favorable à Nicolas Sarkozy.

Face à ce déferlement scandaleux, nous avons décidé d’ausculter chaque jour le Figaro, à la recherche de ses écarts journalistiques, qui sont malheureusement devenus son quotidien.

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